mardi 15 janvier 2013

le pouvoir des mots...

depuis quelques jours, je redécouvre le plaisir d'écrire, de m'exprimer, de dire ce que je pense, ce que je ressens.
je me promène beaucoup sur les blogs, en lectrice anonyme. j'avais l'impression de partager plein de choses avec des gens, des inconnus, parce que je lis leur histoire et que je m'émeut devant leur vie. 
et puis en y réfléchissant un peu... je ne laisse pas de trace, ils ne savent rien de mon passage sauf une augmentation de leurs statistiques... 
alors peu à peu j'essaie de sortir de cet anonymat, même si j'ai l'impression que ce que je dis n'est pas d'un intérêt capital, tant pis, je me lance.
parce que j'ai envie qu'ils sachent qu'ils comptent pour moi... et pour tous les anonymes cachés derrières leurs claviers.

mardi 8 janvier 2013

4 mois aujourd'hui...

Aujourd'hui, ça fait 4 mois que mon papa nous a quitté.
il me manque...
je m'interroge depuis un moment sur les mots qui accompagnent la mort.
nous quitter.
partir.
perdre quelqu'un.
comme si on l'avait égaré en chemin???
des mots communs, qui n'ont pas la force de la douleur que ça représente.
le manque. la tristesse. les flashs, quand on ne s'y attend pas.
au volant d'une voiture, au théâtre.
un mot, un son qui nous rappelle la personne chère.
et puis l'absence. le vide. même s'il était malade, le vide est là...
tu me manques, papa...

jeudi 25 octobre 2012

photo...

je viens de (re)découvrir le defifoto et j'ai bien envie d'y participer... encore un peu peur, mais l'idée fait son chemin.
cela fait des années que je fais de la photo, mais en amateur, sur le vif, sans jamais avoir un thème imposé...
ce serait un chouette défi, construire une image et non l'attraper au passage...
réfléchir à un thème, une idée.
qu'est-ce qui fait qu'une photo est "normale" ou exceptionnelle?
 la lumière, la prise de vue, photoshop?



mercredi 26 septembre 2012

j'ai rêvé de toi, papa...

cette nuit, j'ai rêvé de toi. tu étais à ton enterrement et tu nous demandais pourquoi il n'y avait rien de religieux...
alors que tu as toujours été contre.
tu ne réalisais pas que tu étais mort.
moi non plus je ne réalise pas, toujours une impression d'étrangeté.
c'est pas possible que tu soies parti...
l'impression que c'est une erreur, qu'on va me dire mais non, c'est pas vrai.
ça fait trop mal.
même si tu étais malade, très malade, même si c'est la meilleure chose pour toi.
ce sont ceux qui restent qui souffrent ensuite.
longtemps. physiquement, moralement.
tu me manques, papa.

mardi 4 septembre 2012

dernier souffle de vie...

même heure, même endroit, 1 an plus tard...
mon père est en train de mourir...
mot tellement dur à écrire, à penser.
il est tellement sédaté qu'il ne se réveillera plus...
au moins plus de douleur, plus de souffrance.
mon fils me demande, ce soir:
-mais comment ils vont le réveiller, papy?
-et bien mon ange, ils ne pourront pas...
-je le reverrais plus, alors?
-non......

il ne réalise pas, je ne réalise pas.
mon père en train de mourir.

le chagrin m'assaille, ces heures d'attente sont horribles, attendre que la mort le délivre de son enveloppe charnelle, attendre... moins d'une semaine d'après les médecins.
dans 1 semaine c'est l'anniversaire de mon fils.
déjà qu'il est né un 11 septembre...

dimanche 20 novembre 2011

on écrit bien que quand on va mal...

dernière reflexion en date, en discutant avec une amie... (un bisou au passage, dianou...)
on écrit bien que quand on va mal.
finalement, quand la vie va bien, il n'y a plus rien à dire! c'est drôle quand même, ça fait un peu écrivain maudit... ben pourtant, c'est bien l'impression que ça me donne.
qu'y a-t-il à dire quand on va bien?
ah, ben oui, je vais bien, mon fils aussi, mon homme aussi, on s'aime et la vie est belle. point.
c'est court, hein?
bon, bien sûr, on peut déblatérer sur la qualité du bien, la qualité de l'amour, de...
mais n'empêche que ça fait court.
tandis que si on va mal, on peut le retourner dans tous les sens, se faire plaindre, gémir sur son triste sort...
c'est pour ça qu'il est si dur d'en sortir, parce que même si on va mieux, on a peur de ne plus rien avoir à dire...
c'est tout un travail sur soi de sortir du statut de *victime*
un travail long et harrassant, lardés de moments ou on a quand même envie de se plaindre, histoire d'avoir quelque chose à dire...
et puis à force, on apprends à parler d'autre chose. à écouter. à voir.
et ça, c'est magique.
et là revient l'envie d'écrire.
mais que dire sinon "la vie est belle"?
sinon "on s'en sort, même après avoir connu des moments très difficiles"?
sinon "je pense fort à vous, qui en traversez, des moments comme ça"?
sinon "la résilience existe et permet de croire encore que la vie est belle... que même si tu m'as volé ma lune, tu m'auras jamais volé mon soleil"?